Le chant du soleil avait ce jour-là des éclats de lumière bleue
Le ciel s’y baignait sans les nuages
Donnant aux nues la transparence des eaux de montagne
Un lac bleu à l’envers du monde
Un ciel rieur à croire joyeux ce moment de l’heur
La fluidité d’un bonheur étendu tel un voile satin d’opale
Quand la terre se déchire en fosses étrangères
aux éclats d’acier brûlant ses lumières
Les cités ivres s’y baignent dans le sang
Les ruines d’un autre âge mêlant aux labours
les boues des tranchées retournées sur la mort
La marée régurgite les corps à l’endroit du monde
Une terre de malheur sous un ciel trompeur
Un jour le chant de la terre aura des éclats de lumière bleue
Celle que l’on voie de là-haut dans un coin d’univers
Des restes d’avant s’y baigneront d’avoir enfin compris
Le bleu n’est pas seul plaisir des yeux
© Alain MORINAIS
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